Prix de la réciprocité 2012

Le 25 mars, à Toulouse,

l'Assemblée Générale des Réseaux


d'Echanges Réciproques de Savoirs

a décerné le


PRIX DE LA RECIPROCITE 2012,

à Messieurs                                       
et                                       

 
pour la B.D. "Les Ignorants".

            Etienne DAVODEAU est auteur de bande dessinée,
il ne connaît pas grand-chose du monde du vin


            Richard LEROY est vigneron, il n’a quasiment jamais lu de bande dessinée.

Ils sont plein de curiosité, d’envie, de désir de savoir pourquoi on choisit de consacrer sa vie à écrire ou dessiner des livres, ou à produire du vin.


            Pendant plus d’une année, ils se sont plongés dans l’univers de l’autre, sur leurs terrains, avec leurs expériences, leur travail. Ils ont raconté leurs débuts, leur choix et leur amour pour ce métier, leurs apprentissages, leurs questionnements, leurs réussites, leurs engagements, leurs rencontres professionnelles. Ils ont échangé leurs savoirs et leurs savoir-faire, ils ont interrogé d’autres experts dans leurs domaines respectifs.

- « Et cette visite chez le tonnelier, tu en attends quoi ?

- Comme toi à l’imprimerie… Vérifier que le gars qui prend mon travail en charge ne le dénaturera pas.

- Tu cherches des fûts neutres ?

- C’est plus compliqué que ça. Il ne faut pas que son bois marque trop mon vin. Je cherche disons… une neutralité active et bienveillante.

-C’est comme le papier qu’on a choisi pour mes derniers bouquins en couleurs. Il est un peu ivoire. Il fausse donc mes teintes. Mais c’est ce que je veux et je l’anticipe. »


            Ils se sont enseignés leurs pratiques, ils se sont appris mutuellement, ils se sont baladés à la rencontre d’auteurs et de vignerons passionnés par leur métier. Ils ont croisé des gens dynamiques : « être ensemble, confronter nos expériences, ça fait avancer ! »

Etienne Davodeau a fait le pari qu’il existe autant de façons de réaliser un livre « c’est des idées, des sentiments, c’est fragile et compliqué » qu’il en existe à produire du vin « où l’on sent une vraie attention, une proximité humaine ».

Ils ont fait le constat que l’un et l’autre ont le pouvoir de rapprocher les êtres humains.

« La dégustation d’un livre est peut-être plus solitaire que celle d’un vin. Mais ils ont ceci en commun que leur goût se déploie et s’affine à la discussion. »

Nicole DESGROPPES. Décembre 2011

« Les ignorants » Edition Futuropolis

Etienne DAVODEAU

Richard LEROY

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